Contenu
La formation est constituée de 7 modules répartis en deux formats :
• Modules individualisés (modules 1 à 6) :
Visites de fermes en petits groupes (2 à 5 stagiaires), centrées sur un thème spécifique (travail du sol, haies, prairies…). Chaque stagiaire participe à 1 ou 2 visites.
• Module collectif (module 7) :
Commission Permanente pour la Biodiversité, rassemblant tous les participants pour mutualiser les constats, analyser les pratiques observées et co-construire des recommandations d’actions concrètes.
Module 1 : Infrastructures agro-écologiques
• Définitions : biodiversité ordinaire, biodiversité fonctionnelle, services écosystémiques.
• Impacts des pratiques agricoles sur les habitats, les cycles naturels et les espèces.
• Rôle des infrastructures agroécologiques (haies, mares, prairies permanentes, bandes enherbées, etc.).
• Lecture d’une ferme : système de production, logiques économiques et sociales, contraintes et marges de manoeuvre.
• Outils de repérage : cartographie et identification des éléments favorables à la biodiversité.
Module 2 : La gestion des mares
- Fonction écologique des mares : régulation hydrique, biodiversité associée, puits de carbone, habitats pour amphibiens, insectes, oiseaux.
- Services écosystémiques rendus par les mares en contexte agricole.
- Typologie des mares : mares permanentes, temporaires, artificielles ou naturelles ; leur évolution dans le temps.
- Lecture globale de la ferme : système de production, choix techniques, éléments paysagers intégrés.
- Identification des leviers existants pour renforcer la biodiversité, en particulier autour des zones humides.
Module 3 : La gestion des couverts végétaux
- Rôle agronomique des couverts : amélioration de la structure du sol, apport de matière organique, stimulation de la vie biologique du sol.
- Services écosystémiques : protection contre l’érosion, stockage de carbone, accueil de la biodiversité (pollinisateurs, auxiliaires…).
- Typologie des couverts : espèces pures, mélanges multi-espèces, couverts courts ou permanents.
- Limites et points de vigilance : concurrence hydrique, adaptation au système d’exploitation, retour économique.
- Présentation du contexte de l’exploitation : pratiques culturales, objectifs du couvert, résultats obtenus.
- Discussion autour des arbitrages faits par l’agriculteur·rice : quels freins, quelles opportunités, quelles évolutions envisagées ?
Module 4 : Le travail du sol
- Rappels sur le fonctionnement d’un sol vivant : structure, faune, matière organique, cycle de l’eau.
- Impacts des différents modes de travail du sol :
o Labours profonds, travail superficiel, techniques sans labour.
o Effets sur la macrofaune (lombrics, insectes…), la microfaune, la porosité, l’enracinement, la minéralisation.
- Risques liés au tassement, à l’érosion, à la perte de matière organique et à la perturbation de la vie du sol.
- Observation de parcelles en lien avec différents itinéraires de travail du sol : profondeur, fréquence, outils utilisés.
- Réflexion sur les impacts écologiques et agronomiques du travail du sol à l’échelle de la ferme.
Module 5 : La gestion des prairies naturelles
- Définition et caractéristiques d’une prairie naturelle : diversité floristique, dynamique végétale, absence de
retournement.
- Fonctions écologiques : réservoirs de biodiversité (oiseaux, insectes, flore), séquestration de carbone, régulation hydrique.
- Pratiques de gestion et leviers : fauche tardive, pâturage extensif, limitation des intrants, maintien des haies et bosquets.
- Observation de parcelles en lien avec différentes modalités de gestion (fauche, pâturage, mixte).
- Discussion ouverte sur les contraintes, atouts, et conditions de réussite de la gestion écologique des prairies.
Module 6 : Visite de ferme - focus sur la gestion des arbres et haies
Visite d'une ferme en présence d'un groupe composé de pairs agriculteurs, de naturalistes, citoyen·ne·s, chargé·es de missions des collectivités territoriales locales.
Cette visite se veut un espace d’écoute, de compréhension des trajectoires du paysan visité, et de réflexion commune. On y interroge le "pourquoi" pour comprendre les choix faits sur la ferme.
La visite se termine par le remplissage d’une fiche de synthèse décrivant les principales caractéristiques de la ferme et les sujets qui ont été abordés à propos de la biodiversité.
Module 7 : Commission Permanente pour la Biodiversité
• Présentation et discussion des synthèses issues des modules de visites (focus : gestion des mares, des infrastructures agro-écologiques, travail du sol, prairies naturelles, arbres et haies).
• Identification des leviers d’action concrets, transferts possibles, contraintes et opportunités.
• Identification d’objectifs mesurables : nombre d’espèces cibles, linéaire de haies à maintenir, surfaces sans intrants, etc.
Méthodes et moyens pédagogiques
- Apports de connaissances en début de module et pendant la visite de ferme (par l’intervenante naturaliste).
- Approche participative et collaborative développée par Paysans de Nature.
- Observation partagée et co-construction des savoirs entre agriculteurs et partenaires.
- Supports : trame d’enquête, catalogue de pratiques favorables à la biodiversité, cartographie, liste des espèces présentes.
- Animation en binôme : un animateur agricole et un intervenant naturaliste.
- Outils et supports : trame d’enquête partagée, catalogue de pratiques agroécologiques, cartographie de la ferme,
données sur la biodiversité recensée localement (liste d’espèces)
- Élaboration collective d’une fiche de synthèse comprenant : caractéristiques de la ferme, pratiques liées aux
couverts végétaux, impacts observés et les pistes d’évolution
Pour la Commission Permanente :
- Approche participative et collaborative développée par l'association Paysans de Nature
- Méthode d’analyse basée sur les outils de Paysans de Nature (trame de compte-rendu, grille de lecture de la biodiversité).
- Supports pédagogiques : dossiers de synthèse des visites de fermes (remplis en modules 1 à 6), catalogue de pratiques agricoles favorables à la biodiversité.
- Modèle de boussole biodiversité permettant de situer la ferme, d’objectiver les marges de progrès, et d’envisager les trajectoires d’évolution.
- Travail en sous-groupes pour analyser les points forts et axes d’amélioration identifiés sur chaque ferme.