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Actualités nationales

8 mars : un plan d’actions pour donner toute leur place aux femmes en agriculture

Les femmes sont nombreuses à travailler dans les fermes, mais leur travail reste encore trop souvent invisibilisé et leurs droits insuffisamment reconnus. À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, la Confédération paysanne et la FADEAR rappellent l’ampleur des inégalités qui persistent dans le monde agricole et mettent en avant les initiatives visant à les combattre.

Parmi elles, le centre de ressources Dégenrons l’agriculture rassemble analyses, témoignages et outils pour mieux comprendre les inégalités de genre dans le secteur agricole et accompagner les transformations nécessaires. Dans cette même dynamique, la FADEAR et la Confédération paysanne dévoilent un plan d’actions ambitieux pour améliorer concrètement la place des femmes en agriculture. Présenté le 5 mars, ce plan se veut une contribution forte au débat public, au moment où le Ministère a annoncé son propre plan d’actions lors du Salon International de l’Agriculture. Nous regrettons d’ailleurs que les propositions, issues de l’expérience de terrain des organisations de développement agricoles qui travaillent le sujet et portées dans les groupes de travail préparatoires, n’aient pas été suffisamment intégrées. La reconnaissance des travaux de nos réseaux sur le sujet n’a d’ailleurs pas été au rendez-vous.

Reconnaître le travail des agricultrices

Le premier axe du plan que nous portons avec la Confédération paysanne concerne la reconnaissance du travail des femmes en agriculture. La Confédération paysanne propose notamment de supprimer à terme le statut de conjointe collaboratrice, jugé insuffisamment protecteur. L’objectif est de garantir aux agricultrices un statut autonome et protecteur, ouvrant l’accès à des droits sociaux complets.

Des retraites enfin égalitaires

La question des retraites constitue un autre enjeu majeur. Nous demandons la mise en place de retraites décentes et égalitaires pour les femmes. Nous appelons également à prendre en compte les années de travail souvent invisibilisées dans les exploitations familiales, qui pénalisent aujourd’hui de nombreuses agricultrices au moment du départ à la retraite.

Faciliter l’installation des femmes

Pour favoriser l’installation des femmes en agriculture, la Confédération paysanne et la FADEAR proposent plusieurs mesures structurantes. Parmi elles : une meilleure régulation du foncier, des critères d’attribution des terres plus attentifs aux inégalités de genre et la mise en place d’objectifs chiffrés pour augmenter le nombre de femmes installées.

Ces mesures visent à lever les obstacles qui freinent encore l’accès des femmes au métier d’agricultrice.

Vers plus de parité dans les instances agricoles

La répartition du pouvoir dans les organisations agricoles constitue également un enjeu important. Le plan propose d’instaurer une réelle parité dans les instances de gouvernance et de développer des dispositifs de mentorat pour encourager l’engagement des femmes.

Nous souhaitons également que les questions de stigmatisation et de violences sexistes soient pleinement prises en compte dans les structures professionnelles agricoles. C’est ce que la FADEAR essaie d’enclencher, et qu’elle va continuer à construire avec son partenaire la Fédération nationale des CIDFF.

Améliorer les conditions de travail

Les conditions de travail et la santé des agricultrices figurent également au cœur du plan d’actions. La FADEAR et la Confédération paysanne demandent notamment un système de remplacement réellement adapté pendant les congés maternité.

Elles appellent aussi à une meilleure adaptation du matériel agricole aux femmes, à une reconnaissance de maladies spécifiques comme l’endométriose et à la mise en place d’une politique volontariste pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles.

L’objectif est également de mettre fin à l’invisibilisation du travail féminin dans les fermes.

Mieux concilier vie professionnelle et personnelle

Enfin, la Confédération paysanne souligne l’importance de mieux concilier vie professionnelle et vie personnelle en milieu rural.

Cela passe par le développement de services publics comme les crèches ou les écoles, mais aussi par des mesures contraignantes pour améliorer le code rural sur l’accès au remplacement sur les exploitations agricoles.

Des transformations structurelles nécessaires

Pour la Confédération paysanne et la FADEAR, améliorer la place des femmes en agriculture ne peut se limiter à des actions symboliques. Nous estimons qu’il est nécessaire d’engager des transformations profondes des structures économiques, foncières et sociales du secteur afin de garantir aux agricultrices les mêmes droits, les mêmes conditions de travail et la même reconnaissance que leurs homologues masculins.

Dans cette perspective, le centre de ressources Dégenrons l’agriculture constitue un outil essentiel pour documenter les inégalités, partager des expériences et accompagner les évolutions nécessaires dans le monde agricole.

cp_8mars_plan_actions_place_des_femmes_en_agriculture.pdf – 199.3 kio

40 ans d’Agriculture paysanne !

Créée en mai 1984, la FADEAR compte désormais près de 80 associations membres réparties sur l’ensemble du territoire. Créée pour la formation politique des paysan·nes issus du mouvement des travailleurs, la FADEAR, et les structures qui la compose, est devenue un outil de déploiement du projet d’Agriculture paysanne dans les territoires. Ce même projet est défendu syndicalement par la Confédération paysanne. Deux partenaires, avec une ambition commune : une agriculture pour des territoires vivants, avec des paysan.nes nombreux.euses !

Un réseau, 40 ans d’expertise

Aujourd’hui, les activités de la FADEAR et de son réseau s’organisent autour de 3 pôles : la formation, l’accompagnement à l’installation et à la transmission et le déploiement et la défense de l’Agriculture paysanne.

  • L’accompagnement à l’installation, à la transmission, et à la création d’activité rurale. Notre réseau accompagne en moyenne 7000 porteurs·euses de projet par an, soit un tiers des porteur·euses de projet (si on se réfère aux chiffres de l’installation de 2019) ; 60% des personnes accompagnées par notre réseau sont des NIMA , qui représentent près d’un tiers des installations aujourd’hui.
  • L’accompagnement de projet par des paysan·nes, comme par exemple la création d’un laboratoire de transformation végétale ou la création d’un abattoir mobile ;
  • L’accompagnement au changement et à l’évolution des pratiques vers plus d’autonomie et de respect de l’environnement, dans une démarche d’Agriculture paysanne, notamment à travers l’outil de Diagnostic Agriculture paysanne. Cet accompagnement peut être à l’échelle individuelle ou via la construction et le suivi de collectifs d’agriculteur·trices (groupe de travail, GIEE,…).
  • L’accompagnement de projets de territoire (circuits alimentaires de proximité, PAT , aménagement, relation consommateurs/producteurs). Les ADEAR peuvent ainsi valoriser leur expertise en matière de développement auprès d’acteurs publics telles que les collectivités territoriales
  • La formation technique, sociale, économique et environnementale des paysan·nes et porteurs·euses de projet

L’innovation sociale est au cœur de notre philosophie. L’Agriculture paysanne répond depuis presque 40 ans aux mutations observées de l’emploi agricole, en proposant des systèmes agricoles plus autonomes et vertueux, permettant aux paysan·nes de dégager de meilleures revenus sur leur production et d’être intégré·es dans leur territoire.

La FADEAR, au cœur des partenariats pour une agriculture citoyenne et territoriale

Depuis 40 ans, la FADEAR a à cœur de développer des partenariats, de nouer des liens, de tisser un nouvel écosystème autour d’une Agriculture paysanne. La FADEAR est l’un des membres fondateurs du Pôle InPACT à l’échelle nationale, qui comprend 9 autres réseaux. InPACT et ses membres agissent sur le terrain à travers la formation, l’étude, le partage d’expériences, l’information et l’évaluation. Des InPACT locaux se sont essaimés sur le territoire, au grès des dynamiques locales, et portent aujourd’hui ensemble le projet d’une agriculture citoyenne et territoriale.

Avec près d’un tiers des futur·es paysan·nes accompagné·es, notre réseau est plus que jamais un acteur incontournable dans le monde agricole, et cela se fête ! Le 5 octobre prochain, nous nous retrouverons dans le Var pour célébrer notre anniversaire. Ce moment qui se veut festif sera aussi un temps réflexif pour nous projeter vers l’avenir. Deux tables rondes seront ainsi organisées.

Femmes et agroécologie

Dialogue croisé sur la place des femmes en agriculture, leur rôle dans la transition agroécologique, leur représentation dans les organisations paysannes et politiques.

En présence de :

  • Carine Pionetti est ethnologue, chercheuse indépendante en écologie politique et spécialiste des questions de genre. Elle a réalisé sa thèse en Inde du Sud au début des années 2000 sur le rôle joué par les femmes dans l’agriculture semi-aride, la gestion des semences et de la biodiversité.
  • Nina Lejeune, éleveuse de poules pondeuses, co Porte-parole de la Conf du Var
  • Josie Riffaud, paysanne en gironde anciennement membre du bureau de la Coordination Européenne Via Campesina et du Comité Internationale de Coordination de la Via Campesina.
  • Mélanie Père, apicultrice dans le Var
  • Véronique Marchesseau, éleveuse en vaches allaitantes et accueil à la ferme dans le Morbihan, secrétaire générale de la Confédération paysanne nationale

Comment s’installer en Agriculture paysanne ? Les politiques publiques française et européenne pour renouveler les générations en agriculture

A travers des parcours de jeunes installé.es, discussion et perspectives pour des politiques publiques européennes et françaises favorisant le renouvellement des générations en agriculture.

En présence de :

  • Aurélie Cardona, chargée de recherche en sociologie à l’Inra d’Avignon, à notamment réalisé une étude sur l’installation transmission en région SUD PACA
  • Paul Reder, viticulteur dans l’Hérault et président de la FADEAR
  • Cécile Gazo, sociologue dont les recherches portent sur les imaginaires néo paysans et les difficultés d’installation en agriculture.
  • Jessica Grossein, maraîchère dans le Var administratrice à l’ADEAR du Var
  • Gwennaëlle Le Bars, vigneronne, co Porte-parole de la Conf’ du Var

Retrouvez-vous nous toute la journée sur le village des associations !

Rendez-vous le 5 octobre, sur la commune du Val, aux jardins des Gorguettes !

#PACT4CAP #PAC

Action cofinancée par l’Union européenne. Les points de vue et opinions exprimés n’engagent que l’auteur ou les auteurs et ne reflètent pas nécessairement la position de l’Union européenne. Ni l’Union européenne ni l’autorité chargée de l’octroi ne sauraient en être tenues pour responsables.

Lancement du site du Pôle InPACT

Le Pôle InPACT a lancé sa nouvelle plateforme numérique. Un site web qui vous explique ce qu’est InPACT et les actions menées par l’ensemble de ses membres.

Le site web du Pôle InPact fait peau neuve, pour découvrir ou retrouver les actions des dix structures nationales de développement agricole et rural qui agissent ensemble pour une agriculture citoyenne et territoriale : la FADEAR, Accueil paysan, l’Atelier paysan, Réseau Civam, InterAfocg, Miramap, MRJC, SOL, Solidarité Paysans et Terre de liens.

Plusieurs entrées permettent de naviguer sur le site : par thématique ou par public. Vous aurez ainsi un panorama complet des actions menées par l’ensemble des réseaux membres, mais aussi des ressources produites par le collectif.

Partez à la rencontre des InPact régionaux et départementaux près de chez vous grâce à une carte interactive reprenant l’ensemble des collectifs existants et leurs contacts.

Et pour ne rien manquer de nos actualités, abonnez-vous à la newsletter mensuelle du Pôle InPACT.

Le Salon à la ferme est de retour !

Pour la 6éme année consécutive, le Salon à la ferme se tiendra partout en France du 10 février au 3 mars. Le SAF est co-organisé par la Confédération paysanne, la FADEAR et les Ami·es de la Confédération paysanne.

L’Agriculture paysanne au menu des communes

La 6e édition du Salon à la ferme (SAF) se tiendra partout en France du 10 février au 3 mars.

Chaque année, le Salon à la ferme met en avant une thématique nationale. Cette année, année d’élections municipales, la Confédération paysanne veut montrer comment les communes et intercommunalités sont un levier pour l’agriculture paysanne. Notamment via la restauration collective, mais pas seulement.

Déjà plus de 60 fermes ouvrent leurs portes dans 11 régions et plus de 30 départements.

Un Salon à la ferme au plus près des habitant·es et de nos territoires afin de nouer un dialogue constructif sur l’avenir du monde agricole.

Un Salon au plus près des réalités de notre métier de paysan·ne. La question de l’alimentation est éminemment un choix de société qui nous concerne toutes et tous !
 * La ferme "tête d’affiche" est en Haute-Saône à Aboncourt-Gésincourt : l’EARL* de la Motte est l’exemple même du lien qui unit l’agriculture paysanne à la vie politique et sociale d’une commune.
 * Le vendredi 13 février : inauguration du SAF 2026 sur la ferme de Kerdudal, située à Riec-sur-Belon dans le sud-est du Finistère. Une ferme en polyculture-élevage de bovin.
 * Le samedi 14 février : fête paysanne de 11h30 à 18h, place de la République à Paris avec la Confédération paysanne d’Ile de France. Les paysan·nes d’Ile de France amènent leurs fermes à la capitale.

Pour que nos communes et intercommunalités redeviennent un levier pour le développement de l’Agriculture paysanne !

Retrouvez sur cette carte l’ensemble des événements organisés dans le cadre de cette 6ème édition

Voir en plein écran

Bonne année 2026 !

Le réseau de l’Agriculture paysanne vous souhaite une excellente année 2026 !

Alors que nous entamons cette nouvelle année, nous voulons mettre en lumière un enjeu crucial pour l’avenir de notre alimentation, de nos territoires et de notre agriculture : le renouvellement des générations paysannes.

L’Agriculture paysanne permet à de nombreux paysan·nes de vivre dignement de leur métier, de produire une alimentation saine sur des fermes à taille humaine et de contribuer au dynamisme des territoires tout en respectant la nature.

Pourtant, le constat est là : trop peu de jeunes s’installent et, d’ici quelques années, la moitié des agriculteurs et agricultrices en activité aujourd’hui pourrait atteindre l’âge de la retraite.

Face à cette urgence, nous avons plus que jamais besoin de :
🌿 faciliter l’accès à la terre,
🌱 accompagner les projets d’installation,
👩‍🌾 valoriser les parcours de celles et ceux qui choisissent de travailler la terre,
▶️ proposer des politiques agricoles cohérentes et humaines
🤝 et renforcer les synergies entre acteurs agricoles et citoyens

👉 En 2026, faisons de l’installation paysanne une priorité collective, pour une agriculture vivante, durable et porteuse d’avenir.
👉 Nous demeurerons mobilisé.es et vigilants sur la mise en place du futur France Service Agriculture, nouveau cadre de l’accompagnement à l’installation des futur·es paysan·nes

Merci à toutes celles et tous ceux qui œuvrent chaque jour à faire grandir notre réseau et ses ambitions ! 🌾

Participez au colloque de restitution de notre expérimentation nationale sur le plein-air

La FADEAR et ses partenaires vous invitent au colloque de restitution des résultats de l’expérimentation nationale sur la biosécurité dans les élevages plein-air.

Les mesures de biosécurité actuellement mises en œuvre au sein des élevages de plein air (nettoyage/désinfection des bâtiments, sas et local sanitaire, mise à l’abri des animaux, protection vis-à-vis de la faune sauvage, etc.) peuvent-elles faire l’objet d’adaptations ?

Pour répondre à cette question, le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire a lancé en début d’année 2023 une grande expérimentation nationale dans les élevages de plein air au sein des filières porcine et avicole. 92 élevages de volailles et 52 élevages porcins ont pris part à ce projet, coordonné par la FADEAR, qui a notamment permis le développement d’outils d’analyses des risques sanitaires et la mise en œuvre de protocole d’évaluation de pratiques de prévention sanitaire adaptées au plein air.

Pour en savoir plus sur les résultats de ces travaux, rendez-vous le mardi 4 novembre à la Marbrerie, à Montreuil

Pour s’inscrire, c’est par ici.

Un nouveau podcast pour découvrir l’Agriculture paysanne !

Avec les difficultés que traversent le monde agricole, l’Agriculture paysanne apparait plus que jamais comme l’agriculture de demain. Elle propose des solutions sur le revenu, l’installation, l’autonomie des fermes, l’atténuation du dérèglement climatique ou encore la répartition des ressources (foncier, eau). Partez à la rencontre de celles et ceux qui la pratiquent au quotidien !

Thomas Rozec s’est rendu dans le Haut-Jura pour rencontrer Elise Grossiord, paysanne éleveuse de vaches laitières, et Laurent Hillairet, paysan maraîcher et distillateur de plantes médicinales. Ces deux paysan·nes nous présentent ce qu’est l’Agriculture paysanne et comment iels la mettent en pratique sur leur ferme et dans leur quotidien.

Cet épisode « Champs libres » est diffusé sur la plateforme Binge Audio. Il s’agit d’un hors-série de Programme B de Thomas Rozec réalisé par Paul Bertiaux, en partenariat avec FADEAR

N’hésitez pas à faire circuler ce podcast sur vos réseaux sociaux et à utiliser tout ou une partie de cet épisode lors de vos évènements et interventions autour de l’Agriculture paysanne.

Encore un grand merci à toute l’équipe de Binge et aux paysan· nes interrogé·es.

Bonne écoute à vous

Un projet d’expérimentation pour une biosécurité adaptée au plein-air

Depuis 2021, la réglementation grippe aviaire impose par défaut l’enfermement des volailles, comme mesure phare de prévention. A chaque passage en « risque élevé » vis-à-vis de la grippe aviaire, l’obligation de claustrer toutes les volailles sur l’ensemble du territoire métropolitain, et donc l’interdiction de la pratique de l’élevage plein air, devient une réalité. Dans un contexte d’anticipation de peste porcine africaine, les élevages porcins sont également la cible de mesures de prévention inadaptés qui mettent péril la survie des élevages de plein-air. Après quatre épidémies de grippe aviaire en cinq ans, le Ministère de l’Agriculture a ouvert une porte à la fin de l’année 2022 en proposant le lancement d’une expérimentation spécifique au plein-air au début de l’année 2023.

Après quatre épidémies de grippe aviaire en cinq ans, le Ministère de l’Agriculture a ouvert une porte à la fin de l’année 2022 en proposant le lancement d’une expérimentation spécifique au plein-air au début de l’année 2023.

Forte de son réseau et de son expérience dans la gestion de projet multi-partenariale, la FADEAR pilote ce projet depuis son lancement. Grâce à la mobilisation du réseau, plus de 200 fermes avaient soumis leur candidature et 144 ont pu finalement être sélectionnées (92 en volaille et 52 en porc). Localement, ce sont quinze structures locales qui assurent la coordination de ce projet, dont 11 membres du réseau FADEAR.

Les objectifs de cette expérimentation sont les suivants :

  • Conduire une analyse de risque au sein de fermes « pilotes ».
  • Évaluer scientifiquement l’efficacité de certaines mesures alternatives de prévention mises en place dans ces élevages.
  • Faire connaître et valoriser les mesures jugées pertinentes et efficaces, y compris en proposant des adaptations de la réglementation si nécessaire.
  • Après un démarrage du travail de terrain au printemps 2024, les résultats sont attendus pour le mois de mai 2025.

Photo de Marian Florinel Condruz : https://www.pexels.com/fr-fr/photo/animal-ferme-cloture-terre-13347780/

Cartographie des initiatives agri-rurales des réseaux Civam et Adear sur le genre

La FADEAR et Réseau Civam proposent un recensement des initiatives agri-rurales sur le genre portées par les structures des réseaux InPACT et Confédération paysanne dans les territoires.

Cette cartographie s’inscrit dans la volonté de rendre visible, mais aussi de mutualiser les pratiques et activités menées par les structures de nos réseaux. Une quarantaine d’initiatives sont recensées à l’heure actuelle.

Cet outil a été réalisé dans le cadre du projet Casdar Transfert d’Expériences Réussies en Rural : Essaimage, Agricultures, Utilité (TERREAU) dans lequel 7 organisations (Terre de liens, Reneta, FADEAR, Réseau des CREFAD, SOL, Réseau CIVAM et Relier) proposent de répondre au défi du renouvellement des générations en alliant une multiplicité d’acteurs aux expertises complémentaires, pour favoriser les conditions propices à l’accueil de nouveaux·elles arrivant·es par le déploiement, la diffusion et l’essaimage de pratiques d’accueil et accompagnements multi-acteurs et complémentaires.

Un constat alarmant sur la place des femmes en agriculture

Les résultats du recensement agricole de 2020 confirment les tendances démographiques annoncées : ces dix dernières années, la France a perdu 108 000 exploitant·es agricoles et une ferme sur cinq a disparu. Les projections laissent présager une aggravation de la situation : la moitié des 496 000 agriculteur·rices aura l’âge de partir à la retraite d’ici 10 ans alors que le nombre de nouveaux installé·es ne compense qu’aux deux-tiers les départs. Ainsi, assurer la capacité de tout aspirant au métier, à s’installer de manière autonome sur une ferme est donc un enjeu crucial.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le métier d’agriculteur ne se féminise pas. La présence des femmes dans les fermes stagne depuis vingt ans, autour d’un quart des effectifs de chef·fes d’exploitation. Les femmes représentent 29% des chef·fes d’exploitations en 2021, contre 31% en 2010. Par ailleurs, Environ 132 200 femmes d’exploitants n’ont pas de statut qui permette de visibiliser leur action directe ou indirecte sur l’exploitation, bien qu’elles y jouent un rôle vital, soit environ 20% de l’ensemble des femmes travaillant dans le secteur agricole*(source Oxfam).

Les femmes continuent de s’installer moins que les hommes, et plus tard, alors qu’elles représentent presque la moitié des étudiant·es de l’enseignement agricole. Elles sont moins nombreuses à toucher la Dotation Jeune Agriculteur, principale aide à l’installation, du fait de leur installation sur des plus petites surfaces et des parcours de vie plus diversifiés. En 2010, 28% ont touché la DJA, contre 39% des hommes installés au même âge. En 2020, le constat est le même : les femmes représentent 40% des personnes installées mais seulement 23% des bénéficiaires de la DJA.
Comment expliquer cette déperdition ? On observe, concomitamment, deux phénomènes : un délitement de l’agriculture dite de couple, qui soutenait jusqu’ici la parité des effectifs ; et des barrières persistantes pour les jeunes candidates à l’installation, plus souvent indépendantes : image genrée du métier, machisme ambiant, discriminations. Ainsi, si les freins à l’installation agricole sont identifiés et nombreux, ils s’accumulent pour les femmes avec des discriminations liées au genre dans leur relation avec les acteurs de l’installation (banques, Safer, enseignement agricole, etc.), les cédant·es, leur famille, etc..
Sur la thématique du genre en agriculture plusieurs questions se posent alors : comment, en tant qu’acteurs de l’accompagnement à l’installation, les réseaux Civam et Adear s’emparent-ils de ce sujet ? Comment mieux comprendre les freins et les leviers à l’installation des femmes ? Comment sensibiliser dans et au-delà de nos réseaux et auprès des acteurs institutionnels de l’installation à ces inégalités liées au genre ? Quelles sont les adaptations possibles ou nécessaires des parcours d’accompagnement des femmes pour lever ces freins ?

Pourquoi une cartographie ?

Ainsi, nos réseaux proposent des outils pour mieux accompagner les porteuses de projet, les paysannes, les salariées agricoles,les responsables d’organisation, dans leur parcours de vie. La cartographie de ces initiatives a l’ambition de rendre visible ces outils et permettre la mise en relation avec les structures qui les portent.

Comment faire pour remonter une initiative et apparaître dans cette cartographie ?

SI vous entendez parler d’une initiative sur votre territoire portée par une des organisations du réseau InPACT, ou si vous êtes vous-même responsable d’une initiative, vous pouvez nous remonter les informations à l’adresse contact[a]fadear.org en précisant :

  • Le nom de l’initiative s’il y a lieu
  • La structure qui la porte
  • La nature de l’initiative
  • Son ancienneté
  • Son échelle (locale, départementale, régionale)
  • Les objectifs
  • Un descriptif de cette initiative
  • Un point de contact (diffusable sur cet espace)
  • Une adresse
  • Un exemple de ressource lié à cette initiative s‘il y a lieu

Accessibilité alimentaire : quel rôle pour les organisations paysannes ?

Le groupe de travail alimentation du Pôle InPact publie au printemps 2023 ses réflexions sur l’accessibilité alimentaire, dans une brochure intitulée « Accessibilité alimentaire : quel rôle pour les organisations paysannes ? »

Pour les membres du Pôle InPact, organisations paysannes et citoyennes, aller vers une démocratie de la fourchette à la fourche, c’est sortir l’agriculture du corporatisme grâce à la question alimentaire. Faisant le constat de l’incapacité de notre modèle agricole et alimentaire à nourrir correctement toute la population, nous remettons également en cause les modalités actuelles de l’aide alimentaire. Avec les acteurs de la solidarité et les personnes concernées, nous nous mobilisons pour rendre accessible une alimentation choisie en connaissance de cause et pour déployer nos initiatives pour la démocratie alimentaire.

La FADEAR recrute un·e animateur·trice installation-transmission

La FADEAR recrute un·e animateur·trice installation-transmission en Agriculture paysanne

Des missions riches et diversifiées vous attendent, pour répondre au défi majeur du renouvellement des générations en agriculture !

En lien avec nos partenaires de la Confédération paysanne et InPact national, le·a futur·e animatrice contribue à animer le réseau des ADEAR sur les questions en lien avec l’installation-transmission, suit les dispositifs de politiques publiques, participe à des projets notamment sur la transmission des collectifs en agriculture ou encore sur les parcours d’accompagnement multi-acteurs.

Le poste proposé est localisé dans nos locaux (93), avec une possibilité de télétravail 2 jours/semaine.

N’hésitez pas à relayer autour de vous !

▶️ Vous pouvez consulter l’offre ici :
https://www.agriculturepaysanne.org/annonces/annonce.php?id=5196&fbclid=IwAR2sz_TocKuNY3iWn4i1EfvxeiNNdIkLvvuh2V_zQeGoV1LjblfaEaZPpaU

Nous réceptionnons les candidatures jusqu’au 7 juillet !

La FADEAR recrute !

La FADEAR recrute un·e animateur·rice installation-transmission en Agriculture paysanne dans le cadre d’un CDI à temps plein, basé à Bagnolet. Ce poste stratégique vise à accompagner les projets liés au renouvellement des générations en agriculture, à animer le réseau ADEAR-ARDEAR et à contribuer au plaidoyer porté par la fédération sur les enjeux d’installation et de transmission.

La Fédération associative pour le développement de l’emploi agricole et rural (FADEAR) recherche un·e animateur·rice installation-transmission en Agriculture paysanne. Intégré·e à une équipe de 7 salarié·es et en lien étroit avec les associations du réseau ainsi qu’avec la Confédération paysanne, la personne recrutée contribuera à faire vivre le projet d’Agriculture paysanne à l’échelle nationale.

Le poste s’inscrit dans le cadre d’un remplacement. Une expérience de deux à trois ans sur des missions similaires sera particulièrement appréciée. La personne recrutée participera notamment à la coordination de projets multi-partenariaux autour du renouvellement des générations en agriculture, avec un suivi des actions conduites dans le cadre de plusieurs programmes en cours sur la période 2026-2028, parmi lesquels Comptons-Nous, REVISA et CréACTIF.

Au-delà de la conduite de projets, ce poste comprend également une importante dimension d’animation de réseau. Il s’agira d’assurer une veille sur les sujets liés à l’installation-transmission, de co-animer des espaces d’échange autour de l’accompagnement des collectifs agricoles installés, et de coordonner des temps de mutualisation à destination des ADEAR et ARDEAR. La personne recrutée participera aussi à la gestion d’un outil interne de suivi des formations et accompagnements.

Le poste inclut par ailleurs la co-animation de la commission mixte Installation-Transmission / Enseignement-Formation FADEAR / Confédération paysanne, en lien avec une animatrice de la Confédération paysanne. Cette mission implique un travail de suivi des échanges, de remontée des problématiques du terrain et d’articulation avec le plaidoyer national porté par la FADEAR sur ces enjeux.

La FADEAR recherche un profil ayant une expérience en gestion de projets cofinancés et multi-acteurs, en animation de réseau, ainsi qu’une bonne connaissance des problématiques liées au renouvellement des générations en agriculture. Des qualités de rédaction, de synthèse, d’organisation et un goût affirmé pour le travail en équipe sont également attendus.

Le poste est proposé en CDI à temps plein (35 heures), basé à Bagnolet, avec la possibilité de télétravailler deux jours fixes par semaine. Des déplacements ponctuels sont à prévoir. La rémunération brute mensuelle est fixée à 3 755 euros, avec possibilité de valorisation de l’expérience, ainsi que plusieurs avantages : mutuelle d’entreprise, prise en charge à 50 % du pass Navigo et tickets restaurant.

Les candidatures, composées d’un CV et d’une lettre de motivation réunis dans un seul fichier PDF, sont à adresser à l’attention de Mme Emilie Deligny à l’adresse recrutement@confederationpaysanne.fr

La date limite de réception des candidatures est fixée au vendredi 10 avril 2026. Les entretiens se tiendront le lundi 20 avril 2026, en présentiel à Bagnolet. Le poste est à pourvoir dès que possible.

La FADEAR et la Fédération nationale des CIDFF unissent leurs forces pour les femmes rurales

Le 14 novembre 2025, la FADEAR (Fédération Associative pour le Développement de l’Emploi Agricole et Rural) et la Fédération nationale des CIDFF (Centres d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles) ont signé une convention nationale de partenariat lors du colloque « Égalité femmes-hommes : innover en ruralité », organisé au Palais du Luxembourg par la Fédération nationale des CIDFF.

Un enjeu crucial : réduire les inégalités en milieu rural

Les femmes vivant en zones rurales font face à des inégalités structurelles importantes :

  • Des emplois souvent instables ou à temps partiel : dans une commune rurale, 31 % des femmes actives sont en temps partiel contre 8 % des hommes dans la même situation.
  • Isolement géographique, mobilité réduite, accès limité aux services publics, de santé et de garde d’enfants.
  • Les violences faites aux femmes sont plus difficiles à repérer et à traiter : environ 50 % des féminicides ont lieu en milieu rural, alors que seulement un quart des appels au 3919 sont émis depuis ces territoires.

Dans le domaine agricole, les difficultés sont encore renforcées pour les femmes : aujourd’hui, seules 26,5 % des chef·fes d’exploitation sont des femmes (MSA, 2025), malgré leur rôle essentiel dans la transition agricole.

Ce partenariat vise à combiner les compétences respectives des deux réseaux :

  • Le soutien aux porteuses de projets agricoles et à l’installation en milieu rural (via la FADEAR) ;
  • L’accompagnement pour l’accès aux droits, à la formation, à l’autonomie, et la lutte contre les violences (via les CIDFF).

Cette démarche s’inscrit dans la continuité du « Plan Égalité » porté par le Ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, qui sera annoncé cet automne.

Un partenariat qui fait sens

Grâce à ce partenariat, plusieurs axes d’intervention sont envisagés :

  • Renforcer l’accès des femmes rurales à l’information et à leurs droits.
  • Développer des relais d’accompagnement de proximité dans les campagnes, là où l’isolement est plus fort.
  • Mieux repérer et orienter les situations de vulnérabilité (travail précaire, violences, isolement).
  • Partager les ressources, les formations et les compétences entre les deux réseaux pour maximiser l’impact.

Un partenariat qui s’inscrit dans la continuité

La FADEAR mène une action dédiée à l’égalité femmes-hommes dans l’agriculture (groupes non mixtes, formations, outils d’accompagnement intégrant les enjeux de genre).
La Fédération nationale des CIDFF est spécialisé dans l’accès aux droits des femmes et des familles. Les CIDFF interviennent aussi bien dans les zones rurales que dans les quartiers urbains, avec des équipes pluridisciplinaires. Chaque année, plus de 150 000 femmes sont accompagnées par les CIDFF, dont plus de 64 000 victimes de violences.

Pourquoi c’est important

Cette alliance marque une étape significative : elle permet de combiner l’expertise agricole et rurale de la FADEAR avec celle de l’égalité, des droits et de la lutte contre les violences des CIDFF. En mobilisant cette synergie, l’objectif est d’agir de façon renforcée sur les territoires ruraux, qui concentrent une part importante des inégalités — et pourtant disposent de ressources d’accompagnement souvent moins nombreuses.

En bref, cette collaboration est une réponse structurée et locale à des enjeux globaux : l’égalité de genre, la lutte contre la précarité et les violences, et le soutien à l’installation et à l’autonomie des femmes en milieu rural.
Le partenariat entre FADEAR et la Fédération nationale des CIDFF est un exemple concret de mobilisation coordonnée pour les femmes des zones rurales : en associant droits, formation, accompagnement et installation agricole, il ouvre de nouveaux horizons pour l’égalité et l’émancipation.

Nous sommes convaincu.es que c’est en agissant au plus près des territoires, avec des logiques d’expertise partagée, que des changements durables seront possibles.

Un centre de ressource sur l’habitat et l’installation

La question de l’habitat, au moment d’une installation agricole, est primordiale pour les personnes entrant dans le métier. L’association Relier propose un espace de ressources autour de l’habitat et l’installation, afin d’envisager les différents possibles.

Ce site regroupe des ressources sur les questions d’habitat, de locaux d’activités et d’accueil autour des installations agricoles. Il s’adresse aux porteurs⋅euses de projets agricoles et paysan⋅nes déjà installé⋅es, mais aussi aux différents acteurs de l’accompagnement à l’installation et à la transmission. Ce travail s’inscrit dans le cadre du projet Casdar Transfert d’Expériences Réussies en Rural : Essaimage, Agricultures, Utilité (TERREAU) dans lequel 7 organisations (Terre de liens, Reneta, FADEAR, Réseau des CREFAD, SOL, Réseau CIVAM et Relier) proposent de répondre au défi du renouvellement des générations en alliant une multiplicité d’acteurs aux expertises complémentaires, pour favoriser les conditions propices à l’accueil de nouveaux·elles arrivant·es par le déploiement, la diffusion et l’essaimage de pratiques d’accueil et accompagnements multi-acteurs et complémentaires.

Le site est structuré autour de 4 axes :

  • les enjeux, où il s’agit de mettre en avant les principales questions relatives à l’habitat et à l’accueil en milieu agricole ;
  • les ressources, qui donne accès à un ensemble de documents organisés par thèmes et par formats ;
  • les acteurs, qui permet d’identifier des acteurs qualifiés selon leurs compétences et leur implantation géographique ;
  • les actualités.

Ce site va être progressivement alimenté ; si vous avez des suggestions, des ressources et autres questions, n’hésitez pas à échanger avec l’association Relier !

Terre de liens sort son rapport 2024 sur le portage foncier agricole

Depuis 2022, Terre de Liens publie un rapport d’expertise annuel sur l’état des terres agricoles. C’est un travail de recherche basé sur des données économiques, agronomiques, la contribution de chercheurs et chercheuses et celle de citoyens et citoyennes porteurs ou membres de projets agroécologiques. Après un rapport 2023 consacré à la propriété des terres agricoles en France, celui de 2024 est consacré au portage foncier agricole. Un sujet primordial, à l’heure où l’on réfléchit à comment renouveler les générations en agriculture.

L’installation d’une nouvelle génération agricole est l’un des grands défis du XXIe siècle. Plus d’un quart des agriculteurs et agricultrices va partir à la retraite d’ici 2030 : ce sont six millions d’hectares qui vont changer de mains. Une opportunité unique de réorienter notre modèle agricole !

Alors que la France entend se doter en 2024 d’une loi en faveur du renouvellement des générations agricoles, dans son nouveau rapport, Terre de Liens démontre que les outils existent, mais qu’il sera impossible d’endiguer la disparition des fermes et des agriculteur·trices si le gouvernement ne rehausse pas drastiquement son investissement.

Actuellement, les aides programmées couvrent 0,5% des besoins pour les installations.

La France ne manque pas de terres : 26 millions d’hectares de terres agricoles, soit la moitié du territoire métropolitain. Elle a de quoi nourrir bien plus que sa population. Pourtant notre souveraineté alimentaire est menacée : nous dédions 40% de nos terres à l’exportation, ce qui nous contraint à importer la production de neuf millions d’hectares.

Notre agriculture et notre souveraineté alimentaire exigent un plan d’envergure de l’État !

Elections Régionales : les recommandations du Pôle InPACT

A l’occasion des élections régionales, InPACT souhaite mettre en avant des éléments clés pour comprendre les enjeux de la transmission en agriculture.

Le collectif InPACT (collectif d’associations agricoles, unies autour de la promotion d’une agriculture plus durable) porte depuis début 2020 une démarche de plaidoyer pour la transmission des fermes.

De cette réflexion est née un argumentaire à destination des conseils régionaux, afin que les régions s’emparent pleinement de cet enjeu de transmission des exploitations et puissent accélérer les transitions économiques, environnementales et sociales qu’elles soutiennent.

Entre 2000 et 2017, plus d’un tiers des exploitations agricoles a disparu en France et la main-d’œuvre agricole permanente a diminué de 30 %. Pour les régions, l’enjeu du renouvellement et de l’augmentation des actifs n’est pas simplement agricole, il est aussi économique et social. Les conseils régionaux peuvent beaucoup pour l’installation et la transmission agricoles. Les structures du réseau agricole et citoyen InPACT, fortes de plus de quinze ans de travail sur ce sujet dans les régions, proposent leurs recommandations.

Transmission des exploitations agricoles : un constat d’urgence

En France, seuls 50 % des agriculteurs et agricultrices partant à la retraite transmettent leur exploitation, le reste part à l’agrandissement sans créer plus d’emplois. D’ici à 2026, 45 % vont cesser leur activité !

L’enjeu de la transmission agricole est donc crucial : il est à la fois une urgence économique et sociale, pour créer de l’activité et de l’emploi et contribuer au dynamisme des territoires ruraux, mais aussi une urgence environnementale et sociétale, pour répondre aux aspirations croissantes des citoyens pour une alimentation de proximité et de qualité et des modes de productions durables et respectueux de l’environnement.

Le rôle décisif des régions dans le renouvellement des actifs agricoles

La priorité des politiques publiques a jusqu’ici été donnée au soutien du parcours à l’installation pour les nouveaux agriculteurs et agricultrices. Malgré ces efforts, les taux de remplacement restent trop faibles, ne serait-ce que pour garantir un renouvellement des actifs.

Les régions doivent donc également adopter une action politique forte en faveur de la transmission des exploitations agricoles afin de garantir le renouvellement et l’accroissement de ces actifs et agissent pas uniquement dans le domaine agricole mais bien pour la dynamique des territoires dans son ensemble.

Trois piliers pour une stratégie volontariste des régions

Actrices de l’installation et de la transmission en agriculture, les structures du réseau InPACT font le constat que l’action des conseils régionaux pourrait être renforcée sur trois points :

  • Miser sur l’accompagnement dans la durée du binôme cédant·e-repreneur·se
  • Créer des dispositifs complets facilitant la transmission du foncier agricole
  • Faire de la région un acteur central des politiques d’installation-transmission à tous les niveaux (européen, national, régional et local)

Ces recommandations sont tirées de notre travail de terrain ainsi que de l’analyse des dispositifs déjà existants dans certaines régions, dont plusieurs pourraient être généralisés. Elles sont à retrouver de manière plus exhaustive dans notre argumentaire « Renouveler les actifs agricoles en transmettant les exploitations : une priorité des régions au service de leurs ambitions agroécologiques, économiques et alimentaires ».

Les élections régionales en ligne de mire

À l’occasion des élections régionales, les structures du réseau InPACT souhaitent interpeller les candidat·es afin qu’ils portent des politiques publiques ambitieuses en faveur de la transmission agricole. InPACT se tient à disposition des candidat·es et des nouvelles équipes pour les accompagner et faire de la transmission une question d’intérêt général, portée et incarnée par les conseils régionaux.

Contact presse : Aude Vidal, Pôle InPACT – contact(@)pole-inpact.fr, 06 24 97 94 84

A découvrir : la série audio "Paroles de collectifs agricoles"

Découvrez le travail de Marie Cheneval, avec sa série de documentaires sonores "Paroles de collectifs agricoles"

Marie Cheneval est allée à la rencontre de cinq collectifs en Occitanie afin de les interroger sur l’émergence de leurs projets, les statuts choisis et bien sûr, les relations humaines qui sont au cœur de leurs vies professionnelles.

De ces paroles, elle a réalisé trois épisodes de 40 minutes qui permettent un voyage au cœur du monde agricoles.

Ces témoignages s’adressent aux porteurs.euses de projets mais aussi aux personnes que se questionnent et qui envisagent le métier de paysan mais qui peuvent être impressionnés par l’agriculture en solo pour toutes les raisons que nous connaissons.

En acceptant de se raconter, ils permettent à l’auditeur de découvrir le travail en collectif, qui peut être une des réponses aux différents maux que rencontre l’agriculture aujourd’hui, comme la qualité de la production, le temps de travail et l’isolement.

Travailler à plusieurs, c’est vivre avec les autres, accepter les différences et partager les décisions. Dans un monde centré sur l’individu, ces collectifs tracent le sillon des communs et du faire ensemble.

Paroles de collectifs agricoles est une enquête radiophonique, en trois épisodes, réalisée par Marie Cheneval et produit par l’ARDEAR Occitanie dans le cadre du projet AgriColl 2022.

Quatrième édition du Salon à la ferme du 15 au 25 février 2024

La Confédération paysanne, le réseau des ADEAR et les Ami.es de la Confédération paysanne organisent la quatrième édition du Salon à la ferme sur tous les territoires, à partir du 15 février 2024.

Suite aux trois premières éditions réussies du Salon à la ferme, la Confédération paysanne, le réseau des ADEAR et les Ami.es de la Confédération paysanne ont inscrit ce Salon partout en France comme un événement majeur sur l’agriculture et l’alimentation pour évoquer concrètement les préoccupations des paysan.nes et leur rôle central pour nos territoires.

L’opération "Le Salon à la ferme" a pour but de faire découvrir l’Agriculture paysanne et de montrer la réalité de du métier de paysan.ne en ouvrant nos portes. La thématique nationale de cette quatrième édition est la souveraineté alimentaire. Cette notion construite par le mouvement paysan et altermondialiste de la Via Campesina est régulièrement dévoyée aujourd’hui dans son contenu. Ce sera l’occasion pour nous de présenter concrètement les enjeux de la souveraineté alimentaire pour nous, pour les paysan.nes, pour les habitant.es de nos territoires, pour les décideurs politiques.

Les menaces sur notre souveraineté alimentaire sont nombreuses : artificialisation des sols, développement d’un commerce international injuste et déloyal, concurrence de la production énergétique, renouvellement des générations en agriculture insuffisant, absence de démocratie alimentaire, perte de souveraineté sur les semences…

Nous invitons ainsi nos voisins, voisines, paysannes, paysans, citoyens, citoyennes et élu.es à se rendre sur les fermes, au grand air, pour ce Salon 100% paysan, rendez-vous désormais incontournable sur les territoires pour construire un avenir désirable pour le monde paysan et faire société ensemble.

Nous porterons haut et fort la souveraineté alimentaire, dans sa définition basée sur la garantie du revenu paysan, la rupture avec le libre-échange, la protection et la répartition du foncier agricole, la démocratie alimentaire, la solidarité internationale et la transition agroécologique.

Retrouvez la carte des événements ici.

Lancement des candidatures pour la session 2022 de compagnonnage paysan

Dans le cadre du projet Passerelles paysannes, SOL, la FADEAR et plusieurs ADEAR – en partenariat avec plusieurs fermes sur le territoire – proposent ensemble un dispositif de formation pratique appelé le compagnonnage paysan. Il s’agit d’un parcours de formation composé de différentes périodes de « stages accompagnés », en itinérance au sein d’un réseau de fermes en France.

Vous avez un projet d’installation et vous voulez vous confronter à la réalité du métier de paysan.ne ? Vous souhaitez vous former sur le terrain, dans une ferme en agroécologie, tout en étant suivi.e et appuyé.e dans le montage de votre projet d’installation ?

L’association SOL, la FADEAR et les ADEAR de 5 départements différents vous proposent d’effectuer un stage de 2 mois dans une des fermes du réseau : pendant 8 semaines, vous serez encadré·e par le/la paysan·ne qui vous accueille. Les objectifs de votre stage seront co-construits avec l’ADEAR et la ferme afin de répondre aux besoins spécifiques de votre projet d’installation. Il s’agit là d’un appel à candidature pour une première session de stage, à l’automne 2022, avec la possibilité d’en réaliser une deuxième au printemps 2023 (nouvelle liste de fermes précisée ultérieurement).

Il ne s’agit pas d’un stage de découverte du métier de paysan mais d’un dispositif destiné à vous appuyer dans votre projet d’installation paysanne et à vous accompagner à sa concrétisation professionnelle.

L’appel à candidature 2022 est ouvert jusqu’au 3 juillet 2022.

Découvrez l’offre de stage et les modalités pour candidater

Installation : la reconnaissance de l’expertise de nos réseaux

Le Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) vient de rendre son rapport d’évaluation du fonctionnement des structures chargées de la préparation à l’installation agricole. Ce rapport salue l’importance des structures dites alternatives d’accompagnement à la création d’activité en reconnaissant enfin leurs compétences et leur professionnalisme. Leur rôle s’en trouve plus que légitimé. Nous nous félicitons que le travail et l’expertise de ces structures - dont celui de notre réseau de plus de 66 structures - soient enfin pleinement reconnus.

A la lecture de l’évolution de la sociologie des personnes en projet d’installation/reprise, confirmée dans le rapport, le rôle de ces structures doit pouvoir s’amplifier du fait notamment de leur expertise reconnue sur l’accompagnement à l’émergence.

Il est donc inadmissible que les financements qui leur sont ouverts soient, année après année, toujours moins importants, alors qu’une ferme sur deux ne trouve pas repreneur. Les financements du programme AITA doivent être à la hauteur de l’ambition du renouvèlement des générations, avec une meilleure répartition en faveur de nos structures locales, qui accompagnent près d’un tiers des futur.e.s installé.e.s chaque année.

Il est également nécessaire de mieux valoriser le travail de nos structures et de leur permettre de travailler sereinement à l’amélioration continue de leurs accompagnements.

Il ne faut également pas oublier que la dotation jeune agriculteur ne finance qu’un tiers des installations. En ce sens, le Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) ne peut pas permettre à lui seul le renouvèlement des générations. Il faut une vraie politique publique qui permette aux structures accompagnantes, du début jusqu’à la fin de l’installation, de pouvoir faire leur travail. Il en va aussi de l’avenir du tissu rural.

Nous ne réussirons à relever le défi du renouvèlement que si nous dotons de moyens adéquats et en hausse toutes les structures qui additionnent leur savoir-faire. A moins de préférer les agro-managers aux paysan.ne.s !

Passerelles Paysannes : une plateforme pour cultiver votre projet paysan

SOL, Terre de Liens, la FADEAR, le Réseau CIVAM, RENETA et le réseau des CREFAD présentent Passerelles paysannes, une plateforme d’information sur l’installation agricole. Tous témoins des difficultés rencontrées par les futur.es paysan.nes, ils ont associé leurs savoir-faire pour construire ce nouvel outil digital, destiné à faciliter l’installation paysanne et contribuer ainsi au renouvellement des générations agricoles.

Faciliter l’installation paysanne : une urgence face au défi du renouvellement des générations agricoles

Les derniers chiffres du recensement agricole (2020) sont sans appel : la disparition des agriculteurs.trices français.es se poursuit à un rythme alarmant. En 10 ans, le nombre d’exploitations agricoles a baissé de 20% (-100 000) et d’ici 10 ans, la moitié des agriculteurs.trices encore actifs.ves aujourd’hui seront parti.e.s à la retraite. Chaque année, le nombre d’installations – autour de 14 000 – ne compense qu’aux deux-tiers les +20 000 arrêts d’activité. Cette situation est dramatique quand on sait à quel point la transition agroécologique et la relocalisation de notre alimentation ne peuvent faire l’économie d’hommes et de femmes, qui travaillent la terre, pour produire ici notre alimentation selon des pratiques respectueuses des êtres vivants et de leur environnement.

Face à l’urgence de renouveler la population agricole, il semble avant tout primordial d’assurer que ceux qui portent en eux l’envie de devenir paysan.ne, parviennent à concrétiser leur projet !

En ce sens, le projet Passerelles paysannes entend faciliter l’installation de nouveaux.elles paysan.nes, notamment en valorisant la diversité des dispositifs de formation et d’accompagnement existants sur les territoires en France.

Une plateforme pour accompagner les futurs paysans dans leur projet d’installation

Aujourd’hui, l’accès au métier d’agriculteur.trice est un parcours souvent semé d’embûches, en particulier pour les porteurs.euses de projet n’ayant pas grandi dans le monde agricole (dits « Non-Issu.e.s du Milieu Agricole »), qui représentent désormais plus de la moitié des nouveaux paysan.nes. Outre les difficultés qu’ils peuvent rencontrer dans l’accès à des terres et aux sources de financement, ces derniers ont une moins bonne connaissance des acteurs du monde agricole. Cela complexifie la compréhension des démarches à effectuer pour s’installer et l’identification de la grande diversité des acteurs susceptibles de les accompagner à chaque étape de leur parcours, selon leurs besoins.

Face à ces constats, la FADEAR avec SOL, Terre de Liens (accès au foncier), le RENETA (test d’activité agricole), le Réseau CIVAM et le réseau des CREFAD (accompagnement à l’installation, formation, mise en réseau), ont misé sur la complémentarité de leurs expertises pour proposer un outil d’accompagnement unique, accessible gratuitement en ligne : la plateforme Passerelles paysannes. Fruit d’un travail collaboratif entamé en 2018, cet outil centralise l’ensemble des informations qui peuvent être utiles aux futur.es paysan.nes dans leur parcours à l’installation, et met en avant la diversité des acteurs susceptibles d’accompagner ces porteurs.euses de projet.

Des informations et conseils, à chaque étape du parcours

Afin de donner des réponses à tout.e porteur.euse de projet, quels que soient ses besoins, son avancement dans le parcours à l’installation et le lieu où iel projette de s’installer, différents outils sont proposés :

  • Une carte interactive qui indique, à l’échelle de chaque département, l’ensemble des structures d’accompagnement à l’installation et à l’insertion des futur.e.s paysan.ne.s sur une infographie interactive informant sur les différents moments-clés du parcours à l’installation et les ressources disponibles sur le site pour plus d’informations
  • Différents témoignages de paysan.ne.s récemment installé.e.s sur leur propre parcours vers l’installation
  • Une présentation de différents dispositifs originaux d’accompagnement à l’installation
  • Un centre de ressources documentaires
  • Des synthèses d’information sur différentes modalités et étapes-clés du parcours à l’installation

Montrer la diversité des parcours à l’installation

En rendant plus visible la diversité des acteurs engagés dans l’accompagnement de projets agricoles et des parcours possibles pour parvenir à s’installer, ce site permet ainsi aux porteurs.euses de projet de construire librement leur propre parcours d’installation. Cela grâce à une connaissance précise des interlocuteurs qu’ils peuvent solliciter à chaque étape, des dispositifs susceptibles de répondre au mieux à leurs besoins et l’accès à des informations claires et complètes sur les spécificités du parcours à l’installation.

Un outil numérique en perpétuelle évolution

Les ressources et informations disponibles sur cette plateforme ont vocation à être complétées au fur et à mesure pour s’adapter aux évolutions de contexte et répondre au mieux aux besoins des porteurs.euses de projet.

Un site qui fait partie d’un projet plus vaste alliant expérimentations sur le terrain et campagnes de sensibilisation

Au-delà de cette volonté de faciliter l’accès à l’information pour devenir paysan.ne, le projet Passerelles Paysannes a aussi pour objectif d’assurer la transmission des savoirs et des savoir-faire des paysan.ne.s aux paysan.ne.s de demain.

Dans la continuité du projet Biofermes France piloté par SOL, qui a permis d’accompagner 84 porteurs.euses de projet vers leur installation, il vise à encourager le développement de modèles agricoles respectueux des êtres humains et de leur environnement en accompagnant celles et ceux qui portent un projet d’installation agricole et plus particulièrement les personnes Non Issus du Milieu Agricole.

En ce sens, le projet propose également un programme innovant de compagnonnage paysan permettant aux porteurs.euses de projet de se former en immersion sur le terrain : différentes périodes de « stages accompagnés », en itinérance sont proposées au sein d’un réseau de fermes formatrices. Durant chaque stage, le.a porteur.euse de projet bénéficie d’un accompagnement par un.e paysan.ne-tuteur.trice, SOL et l’ADEAR locale, sur différents aspects complémentaires de son projet d’installation, permettant ainsi répondre aux besoins qu’il formule.

Enfin, le projet souhaite sensibiliser les décideurs et l’opinion publique à la diversité des structures d’accompagnement et des parcours possibles pour créer sa ferme. Les partenaires du projet entendent ainsi permettre une meilleure prise en compte, dans les politiques publiques, des besoins pour l’installation agricole et de l’importance d’assurer la transmission des savoir-faire paysans.

Ouverture des stages en compagnonnage paysan pour la saison 2023 !

C’est parti pour le deuxième appel à candidature 2023 pour les stages de compagnonnage paysan du projet Passerelles Paysannes est lancé ! ⏰

Vous avez un projet d’installation et vous voulez vous confronter à la réalité du métier de paysan.ne ?
Vous souhaitez vous former sur le terrain, dans une ferme en agroécologie, tout en étant suivi.e et appuyé.e dans le montage de votre projet d’installation ?

L’association SOL, la FADEAR et les ADEAR de 4 départements vous propose d’effectuer un compagnonnage paysan en itinérance dans notre réseau de fermes : vous pourrez faire un à trois stages de 8 semaines où vous serez encadré·e par le/la paysan·ne qui vous accueille. Les objectifs de chaque stage seront co-construits avec l’ADEAR et la ferme afin de répondre aux besoins spécifiques de votre projet d’installation.
Il s’agit là d’un appel à candidature pour un premier stage, à l’automne 2023, avec la possibilité d’en réaliser un deuxième, voire un troisième en 2024 (nouvelle liste de fermes précisée ultérieurement).

Modalités de candidature
Les stages sont conventionnés : une convention existe entre la ferme formatrice, la/les structure(s) en charge du suivi et le/la porteur·se de projet
La durée du stage est de 2 mois (entre le 9 octobre et 8 décembre 2023) sur le terrain entrecoupé d’une pause d’une semaine vous permettant de travailler sur votre projet d’installation et de réajuster les objectifs pédagogiques.
Vous travaillerez avec la structure d’accompagnement sur votre projet avant le début du stage, mais aussi tout au long. Les outils de suivi et les objectifs du stage seront ainsi adaptés à la spécificité de votre projet.
Le dispositif d’accompagnement est gratuit pour le/la porteur·se de projet qui pourra être logé·e sur la ferme (sauf exception). Le/la paysan·ne hôte est rémunéré·e pour son travail d’encadrement et d’accompagnement comprenant 2h/semaine dédiées à votre projet d’installation.
Dans le cadre du dispositif, il est obligatoire de suivre une formation ADEAR (avant, pendant ou après le stage). Le/la porteur·se de projet peut s’inscrire à la formation de son choix dans le catalogue de formation de l’ADEAR qui suivra le stage ou dans un autre département.
Le dispositif intègre un temps de regroupement collectif, qui aura lieu pendant le stage, permettant de rencontrer les autres porteur·ses de projet en compagnonnage paysan.
L’itinérance est encouragée : le dispositif intègre la possibilité de faire deux voire trois stages au cours de l’année 2024 selon vos besoins.
Retrouvez les détails pour présenter sa candidature et la présentation des fermes formatrices partenaires dans la fiche de présentation du stage

Au-delà du stage, une plateforme pour vous accompagner dans votre projet d’installation
Outre les stages en compagnonnage paysan proposés par SOL et ses partenaires, Passerelles Paysannes est un projet qui dispose également d’une plateforme digitale. Créée par l’association SOL, Terre de Liens, le Réseau CIVAM, la FADEAR, le RENETA et le réseau des CREFAD, des associations et acteurs engagés en faveur d’une agriculture respectueuse de l’homme et de son environnement. Cette plateforme, gratuite et ouverte à tous, est à destination de ceux qui souhaitent devenir paysan.nes, pour qui nous avons réuni de nombreuses informations et de nombreux outils sur les démarches, acteurs et dispositifs pour accompagner la construction d’un projet agricole. A découvrir en cliquant sur le lien suivant : passerellespaysannes.fr

En résumé
✉️ Envoi du dossier de candidature à l’adresse : passerellespaysannes@sol-asso.fr ;
Début du stage : 9 octobre au 8 décembre 2023
⏰ Durée du stage : 2 mois et demi
Lieu : Au sein des fermes formatrices de notre réseau en France
⏳ Date limite de candidature : 3 septembre 2023

#compagnonnage #formation #stage #installation #paysan #paysanne

Ce projet est porté par l’association SOL, la FADEAR, l’ADEAR du Gers, l’ALODEAR (48), L’ADEAR du Lot, l’ADEAR du Cher et l’ensemble des fermes formatrices du réseau. C’est une expérience unique de formation et un accompagnement de qualité pour faire germer votre projet !

Offre de stage - contribution à l’animation des certifications professionnelles

La Fadear propose un stage à destination d’un·e étudiant·e en formation de niveau Bac+4/5 en ingénierie de la formation d’adultes.

Ce stage, d’une durée minimale de 7 mois, a pour objectif de contribuer au développement et à la consolidation des certifications professionnelles de la Fadear. Vous trouverez tous les détails de cette offre dans le document en pièce jointe.

offre_stage_animation_certification_v010825.pdf – 485.5 kio

Femmes et installation en Agriculture paysanne

Le 8 juin 2021 s’est tenue à Paris une journée inter-associative sur l’installation des femmes en Agriculture paysanne, organisée par Réseau CIVAM et la FADEAR dans le cadre de la MCDR TERREAU pilotée par Terre de liens.

Elle réunissait des membres (paysannes et animatrices) de :

  • la FADEAR
  • Réseau CIVAM et de groupes CIVAM locaux (Civam Adage 35, Civam 44, Civam AD 53)
  • Confédération paysanne (nationale et 05)
  • Atelier paysan
  • Terre de liens (national et Normandie)
  • MRJC
  • FNAB, Agrobio 35 et GAB 29
  • Accueil paysan
  • Réseau AMAP Île-de-France

À partir de témoignages recueillis dans le cadre d’une étude conduite par la FADEAR, cinq thèmes de réflexion ont fait l’objet de présentations d’initiatives et de débats : l’accueil du projet agricole, la formation des paysannes, leur intégration dans le milieu agricole, l’accès au financement et le soutien reçu au-delà des préjugés. Plusieurs ressources, élaborées par l’Agence de diffusion et d’information rurales, en sont issues :

Des capsules sonores
Cette journée d’échanges a été entièrement enregistrée et des extraits ont été assemblés par thématique dans des capsules sonores de 5 à 15 minutes, présentée ici sous forme d’une playlist. Ces extraits sont issus des temps de présentation ou de temps en ateliers. S’y ajoutent deux bonus issus de la conférence que le sociologue Alexis Annes a tenue la veille à l’occasion d’une journée interne au Réseau CIVAM portant aussi sur les femmes paysannes.

Une carte mentale
Présentant les constats faits par les réseaux présents, les initiatives que ceux-ci ont pris et leurs éventuels effets, cette carte mentale résume la journée du 8 juin en allant à l’essentiel.

Un compte rendu
Pour rentrer plus dans le détail des constats et initiatives présentés.

Une liste des ressources citées
De nombreuses études, rapports, documentaires, etc. ont été mentionnés lors de cette journée. Ils sont tous listés dans ce document.

Une liste de préconisations
L’après-midi a été consacrée à la formulation de préconisations en ateliers. Portant sur quatre thématiques et trois échelles (niveau individuel, niveau associatif et syndical, niveau institutionnel), elles sont ici retranscrites « brutes » et pourront servir à la mise au point de plaidoyers.

Crédit photo : G. Bartoli

Le Répertoire des savoir-faire paysans fête ses 10 ans

Fin septembre a eu lieu la Fête des 10 ans du Répertoire des savoir-faire Paysans, outil porté par l’ARDEAR Grand Est.

Cet outil a été créé en 2011 pour faire du lien entre les paysan.ne.s et entre paysan.ne.s et porteurs.euses de projet, à la suite du constat que beaucoup de savoir-faire étaient perdus lors des départs à la retraite.

Ce Répertoire prend la forme d’un site internet qui recense presque 400 fiches témoignages de paysan.ne.s qui partagent sur leurs métiers, la manière dont ils ont acquis leurs connaissances, sur leurs réussites et leurs essais.

L’objectif du Répertoire est le partage des savoir-faire et des compétences techniques, de permettre de trouver du foncier et des stages en facilitant la mise en lien des paysan.ne.s entre eux et des paysan.ne.s avec les porteurs.euses de projet.

Aujourd’hui, le site évolue avec la publication de vidéos et de fiches spéciales grâce à de nouveaux partenariats avec Bio en Grand Est, l’Atelier Paysan et Maraichage Sol Vivant qui valorisent le résultat de leurs études. Le Répertoire développe ainsi de nouvelles thématiques : la biodiversité, les semences paysannes et la transmission…

Il s’étend également sur le territoire hexagonal, avec des fiches réalisées en région Bourgogne-France-Comté et en Occitanie. L’ambition est de continuer à développer nationalement cet outil, pour favoriser transmission des savoir-faire, mais aussi pour permettre à de futur.e.s paysan.ne.s de développer leur réseau

Photos : ARDEAR Grand Est

Lettre ouverte – Sommet de l’ONU sur les systèmes alimentaires

La FADEAR, ainsi que la Confédération paysanne et 83 autres signataires appellent la France à résister aux pressions des multinationales et à sauver l’Agriculture paysanne

Un Sommet international sur les systèmes alimentaires aura lieu en septembre 2021, organisé par l’ONU en étroit partenariat avec le Forum Économique Mondial.

D’ici quelques jours, le pré-sommet de cette initiative se tiendra à Rome. En dépit de l’inquiétude et des remarques formulées par une grande partie de la société civile, par de nombreux acteurs du monde académique, mais aussi par certains États, ce sommet et ce pré-sommet se caractérisent par un manque criant d’inclusivité et un refus de tout dialogue quant aux modalités d’organisation.

Les premières orientations prises nous font craindre le pire.

Télécharger la lettre ouverte

Quand les collectifs d’agriculteurs·trices portent la transition agroécologique

Expérimenter avec des collectifs locaux une agro-écologie territoriale, tel est l’objectif du projet ECLAT piloté par la FNCUMA et sur lequels l’ADDEAR42 et la FADEAR sont partenaires.

Le projet ECLAT accompagne et étudie cinq groupes d’agriculteurs et agricultrices (CIVAM, GDA, ADEAR, CUMA) qui développent des projets dans leurs territoires avec d’autres acteurs locaux : communautés de communes, PNR, CPIE, associations environnementalistes...

Le but ? Faire émerger de nouveaux modèles agricoles et améliorer la mise en œuvre locale et collective de la transition agroécologique.

Dans le cadre de ce projet, un voyage d’étude a été organisé en janvier 2021 afin de rencontrer EHLG (Euskal Herriko Laborantza Ganbara), une association de développement agricole et rural très active sur son territoire du réseau de l’Agriculture paysanne, qu’on appelle parfois "la Chambre d’agriculture alternative du Pays Basque".

La vidéo ci-après a été réalisée pour rendre compte de la richesse des échanges et inciter d’autres collectifs locaux à se lancer dans le déploiement de l’agroécologie.

Réalisation : Bobines & Ricochets / Valérie Rosenwald
https://www.bobines-et-ricochets.fr/
Graphisme : Adrien Boulet

Passerelles Paysannes : les sessions 2024 du compagnonnage ouvertes aux candidatures

Vous avez un projet d’installation et vous voulez vous confronter à la réalité du métier de paysan·ne ?

Vous souhaitez vous former sur le terrain, dans une ferme en agroécologie, tout en étant suivi·e et appuyé·e dans le montage de votre projet d’installation ?

L’association SOL, la FADEAR et les ADEAR de plusieurs départements vous propose d’effectuer un compagnonnage paysan en itinérance dans notre réseau de fermes : vous pourrez faire un à trois stages de 8 semaines où vous serez encadré·e par le/la paysan·ne qui vous accueille. Les objectifs de chaque stage seront co-construits avec l’ADEAR et la ferme afin de répondre aux besoins spécifiques de votre projet d’installation.

Il s’agit là d’un appel à candidature pour plusieurs sessions de stage 2025, avec la possibilité d’en réaliser en 2026.

Les modalités du compagnonnage

  • Les périodes de stages sont conventionnées : une convention existe entre la ferme formatrice, la/les structure(s) en charge du suivi et le/la porteur·se de projet pour chaque période de stage accompagné.
  • La durée d’une période de stage en compagnonnage est de 2 mois sur une ferme, entrecoupé d’une pause de deux semaines vous permettant de travailler sur votre projet d’installation et de réajuster les objectifs pédagogiques (compter 2,5 mois au total).
  • L’itinérance est encouragée : le dispositif intègre la possibilité de faire deux voire trois stages en compagnonnage.
  • Vous travaillerez avec la structure d’accompagnement (ADEAR du département concerné) sur votre projet avant le début du stage, mais aussi tout au long. Les outils de suivi et les objectifs du stage seront ainsi adaptés à la spécificité de votre projet.
  • Le dispositif d’accompagnement est gratuit pour le/la porteur·se de projet qui pourra être logé·e sur la ferme (sauf exception).
  • Le dispositif intègre un temps de rencontre entre porteurs et porteuses de projet en compagnonnage paysan.

Retrouvez les détails pour présenter sa candidature et la présentation des fermes formatrices partenaires dans la fiche de présentation du stage en cliquant sur l’image ci-après.

Vous pouvez candidater dès à présent pour la session d’automne.

Au-delà du stage, une plateforme pour vous accompagner dans votre projet d’installation

Outre les stages en compagnonnage paysan proposés par SOL et les ADEAR, Passerelles Paysannes est un projet qui dispose également d’une plateforme digitale. Créée par l’association SOL, Terre de Liens, le Réseau CIVAM, la FADEAR, le RENETA et le réseau des CREFAD, cette plateforme, gratuite et ouverte à tout·es, est à destination de ceux qui souhaitent devenir paysan·nes, pour qui nous avons réuni de nombreuses informations et de nombreux outils sur les démarches, acteurs et dispositifs pour accompagner la construction d’un projet agricole. A découvrir en cliquant sur le lien suivant : passerellespaysannes.fr ou en flashant ce QR code

L’installation des femmes en agriculture : une enquête de la FADEAR

Les femmes représentent un demi-million des actifs.ves agricoles. Elles sont 110 000 cheffes d’exploitation (24 % des chef.fe.s d’exploitation), 26 000 associées et 409 000 salariées agricoles.

La profession se féminise. Le pourcentage de femmes dans l’enseignement agricole est notamment passé de 39 % en 1990 à 52 % en 2010. Et les femmes représentent un tiers des nouvelles installations. Victimes de sous-statuts malgré le travail fournit sur la ferme, elles ont pendant longtemps eu accès à très peu de droits sociaux. Encore aujourd’hui le statut de conjoint.e collaborateur.rice, moins protecteur que celui de chef.fe d’exploitation, leur est souvent affecté. Enfin, les femmes sont aussi généralement moins représentées dans les instances du monde agricole, et donc, moins entendues.

Face à ces constats, la FADEAR, en lien avec la Commission femmes de la Confédération paysanne, dans le cadre d’un projet multi partenarial, a décidé de travailler sur la question du genre en agriculture et en particulier sur le parcours à l’installation des paysannes. Un questionnaire abordant diverses thématiques (accompagnement, installation, financement,…) a été complété par près de 150 paysannes.

Cette enquête reste un premier travail identifier les problématiques rencontrées par les femmes dans leur parcours à l’installation agricole. Il ne s’agissait pas de livrer des données statistiques mais de recueillir des témoignages pour comprendre ce qu’ont traversé ou traversent ces femmes lorsqu’elles s’installent en agriculture.

Plusieurs thèmes de travail ont ainsi été identifiés et méritent d’être approfondis et discutés. Tout aussi bien pour continuer à renseigner les expériences rencontrées par les paysannes que pour identifier des outils qui permettront de leurs faciliter l’accès au métier !