
En janvier, nous avons eu le plaisir d’échanger avec Céline, maraîchère biologique en cours d’installation à Villeneuve-d’Ascq, sur le site de la Haute Borne. Sa ferme s’appelle Le Champ des Alouettes.
Un parcours d’installation marqué par la question du foncier :
Le parcours d’installation de Céline débute à la fin de l’année 2018. S’ouvre alors une longue période consacrée à la recherche de foncier, un enjeu central et particulièrement complexe sur le territoire de la MEL.
« C’est clairement ce qui a retardé mon projet, surtout trouver sur la MEL »
Aujourd’hui, Céline cultive sur un terrain occupé en commodat. Une situation qui lui permet d’avancer, mais qui reste fragile :
« Ce n’est pas sécurisé, je n’ai pas l’assurance de pouvoir rester aussi longtemps que je le souhaiterais »
La question de l’accès et de la sécurisation du foncier reste donc un point clé de son installation.
Des formations pour dimensionner et construire son projet :
Après l’obtention de son BPREA, Céline poursuit son parcours avec la formation APTEA, qu’elle suit pendant un an. En février 2023, elle intègre ensuite la couveuse À Petits PAS pour une durée de trois ans, avec une sortie de couveuse fin 2025. Tout au long de ce cheminement, les formations ont joué un rôle central. Céline s’est fortement appuyée sur celles proposées par le réseau INPACT Hauts-de-France :
« De l’envie au projet, le B.A.-BA du chiffrage, la formation sur les statuts, le suivi administratif et commercial »
Elle a suivi récemment la formation « Formaliser son prévisionnel économique : déposer son dossier d’aide en toute autonomie ».
« Ça permet de maîtriser ses chiffres, de comprendre l’évolution de son projet et la direction qu’on prend. C’est toujours mieux que de tout déléguer »
Son activité aujourd’hui :
Céline commercialise sa production à l’AMAP de Tressin et aux restaurants. « Je ne me sens pas en dessous de ce que j’avais prévu, et j’ai encore de la marge de progression »
Côté investissements, les serres sont en place, et un local de stockage est en cours de finalisation. Si le projet était initialement pensé avec peu de mécanisation, l’acquisition d’un micro-tracteur s’est progressivement imposée.
« Même sur une petite surface, ça pousse, et pour l’entretien, ça devient nécessaire. »
Un conseil pour les futur.e.s installé.e.s ?
Céline conseille aux porteurs de projet :
« Se former, mais surtout aller voir des fermes. C’est en stage et sur le terrain qu’on apprend le plus. » Elle insiste aussi sur l’importance d’avancer à son rythme : « Ne pas se laisser happer par la machine, y aller petit à petit. »