ADDEAR de la Loire

Produire et valoriser ses protéagineux à la ferme

L’ADDEAR de la Loire et l’ARDAB accompagnent un groupe d’éleveurs de la Loire et du Rhône dans la production et le toastage de protéagineux pour accroître l’autonomie alimentaire de leurs troupeaux. Un groupe dynamique, qui s’étoffe de jour en jour.

Origine et dynamique du groupe

En 2017, les adhérents de Biolait décident d’interdire les achats de matières premières importées destinées à l’alimentation animale. Suite à cette décision, un groupe d’éleveurs de ruminants et de monogastriques de la Loire et du Rhône se mobilise pour produire et valoriser les protéagineux sur les fermes. Leur intérêt se porte rapidement sur le toastage, un procédé de chauffe des graines qui permet d’améliorer leur valeur alimentaire.

Un programme d’actions - formations, échanges, essais - se met en place, porté par un noyau dur de dix éleveurs, l’ADDEAR de la Loire et l’ARDAB, avec l’appui technique de Loire Conseil Elevage et financier du SIMA Coise, ADMM, de la Région Auvergne-Rhône-Alpes & VIVEA. Une centaine d’éleveurs ont participé à au moins un temps collectif, portant sur :

  • la culture de protéagineux : essais (associations surtout), suivis de parcelles, échanges de semences, promotion de pratiques culturales biologiques
  • le tri : séparation des méteils, pour toaster les graines et pour faire sa semence ; le groupe a auto-construit un nettoyeur-séparateur (15-20 tonnes à l’heure), en partenariat avec l’Atelier Paysan
  • le toastage : achat d’un toasteur électrique par un élevage du groupe (import des Etats-Unis), essais et analyses des graines toastées, puis suivi de la réponse des animaux.

Pour plus de précisions, consulter le dossier technique des portes ouvertes 2018 au bas de la page.

Faut-il toaster les protéagineux ?

Le toastage, tel que vu par le groupe, s’inscrit dans une démarche globale de recherche d’autonomie alimentaire. Après avoir travaillé sur la voie des fourrages, il peut être pertinent de s’orienter vers ce procédé qui protège les protéagineux des dégradations dans le rumen et améliore leur assimilation dans l’intestin. Son coût se justifie dans des rations riches en azote soluble (ensilage d’herbe jeune). A l’inverse, avec des rations plus fibreuses (base foin), déficitaires en azote soluble, on utilisera plutôt des graines crues.

2 fiches pour résumer de 3 ans de recherche-action paysanne

Afin de partager son expérience avec d’autres éleveurs et d’autres collectifs, le groupe a choisi de synthétiser 3 ans de travaux dans deux fiches (...)

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